Ma soeur

Ma soeur
à ma petite ur, Maylis

Ma s½ur !


Elle n'est pas toujours contente
Même si on la dit souriante
Des fois, elle est un peu sespérante
Même parfois, carrément énervante !

E
lle vous envoie balader
s qu'elle est un peu énere
Et ce n'est pas la peine de lui demander
Q
u'est-ce que vous pouvez bien lui avoir fait !

Q
uand elle prend une décision
Elle la suit avec termination
E
lle veut toujours la perfection
Pas la peine d'essayer la dissuasion !


Mais quand elle pleure
Cela me fait un peu peur
E
lle a un trop gros c½ur
Je l'aime tellement ma s½ur !


photo d'Annie sur le canal du chateau de versailles lors de notre super week-end
# Posté le dimanche 18 novembre 2007 08:00
Modifié le samedi 24 novembre 2007 13:50

aimer et souffrir

aimer et souffrir
Superbe photo, découverte au hasard d'une balade virtuelle
pour un constat bien réel...


"Ni remord ni regret. Faire ce qui nous plaït. Tour oser. Aimer, souffrir, recommencer. Mais surtout ne jamais abandonner."
écrit une certaine Marie, dans le numéro d'octobre 2007 de Cosmopolitain

photo trouvé sur : temps.blog.lemonde.fr/2005/08/page/2/.
# Posté le dimanche 18 novembre 2007 08:16
Modifié le mercredi 21 novembre 2007 12:51

Un de mes poèmes

2006

La fêlure



Cette fêlure au coin des yeux
La même ridule au béton des buildings

L'homme et le ciel
C'est un funambule moderne

A la limite de l'impossible
Et du vide

Il rêve
Même s'il sait que c'est presque interdit

Il pense
A eux
Ceux qui n'ont plus rien à donner

Au fond, il les plaint
Ils vont mourir malheureux

Il marche
Même s'il sait qu'il y a danger


Il va tomber


Ce n'est pas si grave, il ne savait qu'aimer.




photo du pont de normandie faite par moi en juin 2006
      Un de mes poèmes
# Posté le dimanche 18 novembre 2007 08:30
Modifié le mercredi 21 novembre 2007 12:32

Les marchands du temple

Les marchands du temple



Au premier siècle, l'évangéliste Jean nous raconte :
"Jésus monta à Jérusalem. Il trouva installé dans le temple les marchands de boeufs, debrebis et colombes, et les chaveurs" (Jean, 2, 13-14)

Au vingtetunième siècle je peux raconter :
"Claire et Maylis allèrent à Paris. Elles trouvèrent installé devant la cathédrale les marchands de souvenirs, cartes postales, bibelots"

Le temps à passer, mais certains font toujours commerce de la religion...




photo de Maylis, d'après une remarque d'Annie
# Posté le dimanche 18 novembre 2007 08:46
Modifié le dimanche 18 novembre 2007 15:56

Lily

Lily
On la trouvait plutôt jolie, Lily
Elle arrivait des Somalies Lily
Dans un bateau plein d'émigrés
Qui venaient tous de leur plein gré
Vider les poubelles à Paris
Elle croyait qu'on était égaux Lily
Au pays de Voltaire et d'Hugo Lily
Mais pour Debussy en revanche
Il faut deux noires pour une blanche
Ça fait un sacré distinguo
Elle aimait tant la liberté Lily
Elle rêvait de fraternité Lily
Un hôtelier rue Secrétan
Lui a précisé en arrivant
Qu'on ne recevait que des Blancs

Elle a déchargé des cageots Lily
Elle s'est tapé les sales boulots Lily
Elle crie pour vendre des choux-fleurs
Dans la rue ses frères de couleur
L'accompagnent au marteau-piqueur
Et quand on l'appelait Blanche-Neige Lily
Elle se laissait plus prendre au piège Lily
Elle trouvait ça très amusant
Même s'il fallait serrer les dents
Ils auraient été trop contents
Elle aima un beau blond frisé Lily
Qui était tout prêt à l'épouser Lily
Mais la belle-famille lui dit nous
Ne sommes pas racistes pour deux sous
Mais on veut pas de ça chez nous

Elle a essayé l'Amérique Lily
Ce grand pays démocratique Lily
Elle aurait pas cru sans le voir
Que la couleur du désespoir
Là-bas aussi ce fût le noir
Mais dans un meeting à Memphis Lily
Elle a vu Angela Davis Lily
Qui lui dit viens ma petite s½ur
En s'unissant on a moins peur
Des loups qui guettent le trappeur
Et c'est pour conjurer sa peur Lily
Qu'elle lève aussi un poing rageur Lily
Au milieu de tous ces gugus
Qui foutent le feu aux autobus
Interdits aux gens de couleur

Mais dans ton combat quotidien Lily
Tu connaîtras un type bien Lily
Et l'enfant qui naîtra un jour
Aura la couleur de l'amour
Contre laquelle on ne peut rien
On la trouvait plutôt jolie, Lily
Elle arrivait des Somalies Lily
Dans un bateau plein d'émigrés
Qui venaient tous de leur plein gré
Vider les poubelles à Paris.

Pierre Perret


photo faite par moi de ma poupée Vanille
# Posté le dimanche 18 novembre 2007 08:58